Psy Story #43 :

« S’il m’était arrivé quelque chose de grave, je m’en souviendrais ! »

Il semble logique en effet que si l’on a vécu quelque chose de grave dans sa vie, on ne peut pas l’oublier. D’ailleurs ceux qui travaillent sur la mémoire disent que plus un souvenir est chargé émotionnellement, plus il est ancré dans notre mémoire. Cela est vrai mais devient faux passé un certain seuil de gravité.
En effet, dans certains cas, l’événement subi est tellement violent pour le corps ou l’esprit, l’émotion générée est tellement forte que si elle était ressentie, la personne pourrait mourir d’une crise cardiaque. Pour se protéger de cette mort, le cerveau coupe le circuit des émotions et la personne, au lien de ressentir des émotions absolument insupportables, ne ressent tout simplement plus rien. Elle est anesthésiée. La première idée fausse à remettre en question est « plus un événement est grave, plus il est chargé émotionnellement ». La vérité peut parfois être « plus un événement est grave, plus je me suis coupé de mes émotions ». La seconde idée est que l’événement est tellement insupportable pour le conscient qu’il est occulté, oublié parce que cela serait trop insupportable de s’en souvenir. Donc ce n’est pas « plus c’est grave, plus je m’en souviens. » C’est « plus c’est grave et moins je m’en souviens », passé un certain seuil de gravité.
Point d’intérêt de cette PsyStory : Ce n’est pas « s’il m’était arrivé quelque chose de grave, je m’en souviendrais forcément ». C’est « si j’ai vécu quelque chose d’aussi grave, il est possible que je l’aie occulté, oublié.

Merci à toutes les personnes ayant accepté que je partage un bout de leur histoire.

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