« Vous n’êtes pas maso ! »
Une jeune femme vient me voir en consultation depuis quelques temps. Lors d’une séance, elle a une grosse sensation de poids dans la poitrine. Elle sent que « quelque chose a besoin de sortir ». Elle sent qu’une partie d’elle veut que ce poids sorte et qu’une autre partie d’elle ne veut pas que ce poids sorte.
- « Nous allons nous adresser uniquement à la partie de vous qui ne veut pas que ce poids sorte. Vous êtes prête ? »
- « Oui. »
- « Dites-moi la première chose qui vous passe par l’esprit à la fin de ma question, sans filtrer. » (Je donne cette consigne aux gens pour avoir la bonne réponse : celle de l’inconscient.) « Quel est le risque de laisser sortir ce poids ? »
- « D’être bien. »
La consultante s’étonne qu’une partie d’elle ne veuille pas être bien. Mais je sais pertinemment qu’aucun être humain n’est maso, qu’aucun être humain veut « ne pas être bien » sans qu’il y ait un risque négatif à être bien. Sachant cela, je creuse :
- « Je vais encore poser une question à l’intérieur de vous, vous allez dire la première chose qui vous passe par l’esprit à la fin de ma question. Vous êtes prête ? »
- « Oui. »
- « Quel est le risque d’être bien ? »
- « Être moi. »
J’enchaîne :
- « Quel est le risque à être vous ? »
- « M’exposer. »
- « Quel est le risque de vous exposer ? »
- « Que l’on me fasse du mal comme quand j’étais petite. »
- « Qui vous a fait du mal petite ? »
- « Ma mère. »
- « En faisant quoi ? »
- « En me rejetant. »
En soignant la blessure émotionnelle laissée par le rejet de sa mère dans son cœur de petite fille, elle n’eut plus peur d’être elle-même.
Point d’intérêt de cette PsyStory : Votre cerveau n’a peur que de ce qui lui rappelle ce que vous avez déjà vécu et qui vous fait encore mal (que vous en soyez conscient ou pas). En soignant ce qui vous a fait mal dans le passé, vous dites au revoir à toutes vos peurs « irrationnelles ».