“Je n’aime pas les gens pauvres, voici pourquoi.”
Je fais suite à la PsyStory de la semaine dernière. Celle-ci parle de la même jeune fille mais d’un autre aspect de la séance :
Elle parle toujours de cette fille à l’école qui l’énerve, qu’elle ne supporte pas : “Mélissa, je ne l’aime pas, elle m’énerve. On se moque d’elle avec mes copines parce qu’elle met des pulls pourris et des chaussures moches.” Étant profondément convaincue que l’être humain est bon par nature, j’enquête sur ce qui la dérange exactement là-dedans, pour comprendre la vraie raison de son énervement :
- “Et alors ? Qu’est-ce qui te gêne dans le fait qu’elle ait des pulls pourris et des chaussures moches?”
- “Je n’aime pas les gens pauvres.”
- “Pourquoi tu n’aimes pas les gens pauvres ?”
- “Les gens pauvres ont des pulls et des chaussures pourris, du coup on se moque d’eux et ça, ça me fait trop de peine.”
- “Ok ! Donc tu n’aimes pas les “gens pauvres”, ou tu aimes les gens mais ce que tu n’aimes pas c’est qu’ils soient pauvres parce que l’on se moque d’eux ?”
- “Je n’aime pas qu’ils soient pauvres parce que l’on se moque d’eux.”
- “Et c’est de la faute de Mélissa si elle est pauvre ?”
- “Non.”
- “Ok.”
Cette Psystory me semble intéressante parce qu’elle montre que ce qui peut parfois nous apparaître comme un jugement négatif, cache souvent une intention positive (parfois certes très cachée).