Psy Story #103 Partie 3 :

“Voici pourquoi je n’ouvre pas mon coeur à l’amour.”

Les 2 premières parties de cette PsyStory sont à retrouver dans les publications des 2 semaines précédentes, ce sont les PsyStorys 103 partie 1 et partie 2. Ce qui suit est la suite du récit et des prises de conscience de la consultante en question.

“Ce jour-là, le jour où mon grand-père a écrasé des bébés lapins dans sa grosse main, j’ai compris que je n’étais plus la seule en jeu. Avant ce n’était que moi à qui il faisait du mal, donc “ça allait”. Je ne passais pas de bons moments mais à l’intérieur de moi ça trouvait toujours une solution pour que je puisse survivre. Donc je savais que je m’en sortirai toujours, la preuve, j’étais toujours vivante. Mais là, que l’on fasse du mal à d’autres, uniquement parce que je les avais trouvés beaux. Cela voulait dire que je portais la responsabilité d’autres. Tant que c’était moi, ça allait, mais là d’un coup c’était grave, comme si on avait changé de dimension, le champ du danger s'était agrandi, il ne concernait plus que moi, il est tout autour de moi. Les choses qui sont proches de moi sont aussi en danger si j’aime qu’elles existent. “Si je t’aime, si j’aime que tu existes, tu es en danger”. Il a tué les bébés lapins pour me montrer qu’il avait le pouvoir de vie et de mort sur moi et sur tout ce que j’aimais. Ça me rendait responsable de la mort de ceux que j’aime, puisqu’ils sont en danger et ils meurent justement parce que je les aime.” Cette prise de conscience a permis à cette femme de comprendre pourquoi elle n’arrivait pas à ouvrir son cœur, pourquoi toutes ses relations amoureuses cessaient à cause de son manque d’implication : “En fait, petite, j’ai appris que c’était risqué d’aimer et que ça mettait les personnes que j’aimais en danger. Donc pour les protéger je ne les ai pas vraiment aimées, en tous cas je ne leur ai pas vraiment ouvert mon coeur.”
La prise de conscience par cette femme des conditions détaillées de la mise en place de tous ces mécanismes a permis de les faire cesser dans son présent.

Merci à toutes les personnes ayant accepté que je partage un bout de leur histoire.

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