Psy Story #113 Partie 3 :

"Pourquoi je me lève 3 fois par nuit pour faire pipi ?"

Avec cette partie 3 de la Psystory 113, je continue d’exposer les éléments qui se cachent derrière le fait qu’une consultante se réveille 3 fois par nuit pour aller faire pipi depuis des années. Sachant que ces éléments sont issus des viols qu’elle a subis enfant par notamment, son père et des amis de son père.
“Une fois, je me suis levée en pleine nuit pour aller faire pipi et j’ai entendu mes parents discuter, ils disaient qu’il allait y avoir une soirée avec les copains de mon père. Or, lors de ces soirées”, moi et d’autres enfants nous étions violés. Sauf que cette fois-ci, grâce au fait que je me sois levée pour aller aux toilettes, j’ai entendu et donc j’ai pu anticiper et demander à aller dormir chez une copine pour éviter le pire. J’ai donc pu éviter une soirée d’horreur grâce à mon envie de faire pipi, et ça mon cerveau s’en souvient, et il a retenu que de me lever faire pipi pouvait me sauver la mise.”
Autre raison dont elle a pris conscience : “Je sens que le but de mon cerveau, quand il me donne envie de faire pipi, c’est de me réveiller. Parce que d’être réveillée, ça me permet de ne pas être prise par surprise par quelqu’un qui m’agresse. C’était horrible d’être réveillée par mon père sans l’avoir vu venir. Être réveillée quand il arrive, n’empêche pas l’horreur d’arriver, mais au moins je ne suis pas prise par surprise. En plus si je me réveille, je peux vérifier que personne n’est dans ma chambre, donc je sais que je suis en sécurité, au moins à ce moment-là.”
Nous avons vu au cours de ses 3 PsyStorys que le fait qu’elle se réveille plusieurs fois par nuit pour aller aux toilettes, est lié à plusieurs traumatismes ou à plusieurs aspects du traumatisme. C’est au terme de plusieurs séances de thérapie, durant lesquelles elle a découvert les différentes fonctions de ce comportement mis en place pour la protéger lorsqu’elle était enfant, qu’elle n’a plus jamais été dérangée pendant son sommeil. Le travail thérapeutique a aussi consisté en la verbalisation de toutes les émotions liées à l’attente, à la surveillance perpétuelle durant toutes ces nuits d’enfance, à la peur latente qui ne la laissait jamais tranquille. Depuis ce travail, elle ne s’est plus jamais levée la nuit de manière intempestive pour aller aux toilettes, sauf si elle boit 2 litres d’eau avant d’aller se coucher, lol. Et c’est logique puisque la petite fille qu’elle était, s’est sentie entendue dans toutes les dimensions de son traumatisme. Une fois que l’enfant blessé que nous étions a totalement été accueilli et compris par l’adulte que nous sommes, il nous laisse vivre et dormir tranquille

Merci à toutes les personnes ayant accepté que je partage un bout de leur histoire.

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