“Je suis tombée malade pour aider ma mère”
Une dame vient me voir en consultation. Lors d’une séance, elle découvre quelque chose d’assez étonnant et que je vous partage dans ce texte, puisqu’elle m’y a autorisée.
C’est une femme qui a eu de graves problèmes de santé juste après sa naissance et elle culpabilisait beaucoup que ces problèmes aient fait souffrir sa mère. Mais lors d’une séance, son point de vue sur ses problèmes de santé va totalement changer. Elle comprend pourquoi elle a été si malade bébé : “Depuis petite, j’ai senti que ma mère avait une profonde tristesse en elle. C’est dur de voir sa maman malheureuse. En plus de mes problèmes de santé bébé, même quand j’ai grandi, j’ai toujours eu des problèmes, scolaires ou autres. Et de s’occuper de moi, ça rendait ma mère heureuse, enfin moins malheureuse qu’elle ne l’était. J’ai senti in utéro qu’elle était malheureuse. Mes problèmes de santé avaient pour mission d’aider ma mère à être moins malheureuse, puisqu’en étant focalisée sur moi et mes problèmes, elle n’était plus concentrée sur sa souffrance à elle. Je savais que je ne pouvais pas la rendre totalement heureuse mais juste moins malheureuse.” La consultante fût extrêmement surprise de cette prise de conscience, que ses problèmes de santé avaient pour mission d’aider sa mère à être moins malheureuse : “C’est triste d’en arriver à ça pour essayer de rendre moins malheureuse ma maman, et en même temps je me dis “wouah”, la capacité que j’ai eu à les créer physiquement.”
Je ne peux pas vous expliquer en quelques lignes comment des choses comme celles-ci font pour remonter de la conscience. Mais pour vous donner quelques indices : un accueil total, une absence de jugement, une écoute profonde et bienveillante, quasiment aucune intervention du thérapeute (dans ce cas), le permettent.
Je vous remercie de ne pas juger ce témoignage, de ne pas le remettre en question. La personne a gentiment donné l’autorisation pour qu’il soit partagé, donc merci du respect et du soin que vous lui porterez afin que je puisse continuer d’en partager d’autres en toute sécurité.