Quand une douleur corporelle cache une émotion non exprimée
Une dame vient me voir en consultation avec la demande suivante : « Je voudrais arrêter d’avoir mal à la tête, je sens que c’est psychologique ».
Après l’avoir invitée à localiser précisément son mal de tête et à le ressentir, je lui demande : - « s’il y avait une émotion derrière votre mal de tête quelle serait cette émotion » ?
Sa réponse : - « la colère »
- « contre qui ? »
- « mon ex mari ? »
Elle me précise qu’en effet elle a une immense colère envers son ex mari mais qu’elle s’empêche de lui exprimer pour ne pas envenimer les choses avant que le divorce soit signé.
Je l’ai donc invitée à s’adresser à sa colère pour lui dire (intérieurement) « je sais que tu es là, je sais que tu es légitime étant donné tout le mal qu’il m’a fait mais pour l’instant je ne peux pas t’écouter. Je te fais taire pour mon bien, pour que le divorce se passe au mieux et qu’il ne me fasse pas plus de mal ».
Il est parfois très intéressant d’instaurer un dialogue entre la personne et son émotion pour que par exemple l’émotion se sente entendue et soit donc moins virulente. Une négociation de la personne avec son émotion peut avoir des effets bénéfiques. Par exemple cette dame a dit intérieurement à sa colère « je t’écouterai et je pourrai t’exprimer dans quelques mois, après les papiers signés ». Croyez-le ou non elle est repartie sans mal de tête.
Bien sûr ceci est un résumé rapide de la séance pour que la compréhension du mécanisme qui nous intéresse soit plus claire.