« Quand on a peur, on est faible. »
Un homme vient me voir en consultation. Il souffre de certaines situations : Mon cerveau cherche des situations qui me font peur pour que je les affronte. Cet homme se retrouve donc souvent avec un cerveau qui lui « lance des défis » et qui le met dans des situations difficiles d’angoisse et de peur. Voici comment s’est mis en place ce mécanisme : « Petit, on m’a affirmé que quand on a peur, on est faible. Du coup je me suis habitué à ressentir ma peur. Et c’est pour ça que je me teste. Dans une situation où j’avais peur, si j’arrivais à passer outre, j’étais fort. » On voit que sa confiance en lui s’est forgée sur sa capacité à affronter ses peurs. « Donc si j’arrête de me mettre dans des situations angoissantes pour moi, je ne pourrais plus vérifier que je suis fort. » « La peur c’est mon capital confiance ». C’est une situation bien particulière dans laquelle, la personne, si elle perd son « problème » (ses peurs) perd aussi quelque chose de positif (sa confiance en elle). La thérapie de ce monsieur n’est pas encore terminée donc nous en resterons là pour cette PsyStory. Mais je trouvais cela intéressant de partager avec vous cette capacité de l’humain à se construire malgré tout, en s’adaptant de la moins mauvaise manière aux conditions dans lesquelles il grandit.